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ATELIER SUR L’ACCÈS A LA FORMATION DES FEMMES MIGRANTES SAMEDI 27 JUIN 2015

ATELIER SUR L’ACCÈS A LA FORMATION DES FEMMES MIGRANTES

SAMEDI 27 JUIN 2015, DE 13 H 30 À 19 H

A la Maison des femmes de Paris, 163 rue de Charenton, Paris 12e (Métro Reuilly Diderot ou Montgallet)

A l’appel des associations : CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), FMD (Femmes migrantes debout), AFIC (Association Femmes inter-cultures), RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), FAE (Féministes pour une autre Europe)

Nous appelons toutes les associations désireuses de participer à cet atelier à s’inscrire, en indiquant le nombre de participantes qu’elles comptent envoyer. Adresse pour s’inscrire : omerckling@yahoo.fr

Problématique de l’atelier : les difficultés des migrantes pour l’accès à la formation

Nous traiterons en même temps des femmes récemment immigrées en France, ainsi que de celles installées de plus longue date. Nous parlerons également des femmes régularisées et des femmes ayant obtenu une carte de séjour au titre de l’asile.

Les migrantes récemment arrivées en France sont souvent peu scolarisées, néanmoins les niveaux de qualification et de connaissance de la langue française sont diversifiés. Certaines femmes sont très qualifiées dans un domaine artisanal (couture, broderie) ; d’autres ont acquis des diplômes d’enseignement supérieur ou de professions de santé. Ces qualifications ne sont pas, pour autant, reconnues et valorisées.

L’activité des femmes immigrées régresse actuellement dans les quartiers populaires. Le flou juridique qui entoure l’activité de certaines femmes (travail informel…) ne permet guère l’accès à des droits en matière d’allocations de chômage et de formation professionnelle. En outre, pour beaucoup de femmes, l’obtention d’un titre de séjour est décisive pour permettre l’accès à la formation.

Les associations qui s’occupent de l’accueil des migrantes constatent une diminution de leurs moyens. Les informations sur l’accès aux droits sont de plus en plus négligées par les institutions.

L’accès à Pôle emploi a été rendu de plus en plus difficile aux demandeurs d’emploi, du fait de la crise et de l’unification, en 2009, de l’ANPE et de l’ASSEDIC. Cette institution oriente les femmes immigrées/pauvres vers des formations en vue de faire du nettoyage ou des services à la personne. Les formations de longue durée et qualifiantes sont difficiles à obtenir.

Dans les métiers de services à la personne, beaucoup de femmes se retrouvent devant la nécessité de se professionnaliser et d’obtenir des diplômes, ce qui rend l’accès aux emplois plus difficile.

Dans beaucoup d’entreprises comme celles du nettoyage, les salariées sont confrontées à des difficultés pour faire appliquer les droits du travail, et en matière d’accès à la formation et à l’alphabétisation.

Enfin, du point de vue de la vie personnelle des femmes, l’importance des charges familiales et l’absence de moyens de garde des enfants constituent des obstacles pour assister aux cours de formation.

Après un état des lieux, cet atelier cherchera à déboucher sur des propositions concrètes et des modalités d’action pour avancer dans ce domaine.

Programme de l’atelier

Premier temps : Etat des lieux sur l’accès à la formation des migrantes (de 13 H 30 à 16 H)

1) Etat des lieux des dispositifs existants (Odile Merckling - CNDF - et Solange Cidreira - FAE -)

- Accueil des migrantes, dispositif du DILF
- Formations proposées à Pôle emploi
- Formations financées par les entreprises dans le cadre de la Formation professionnelle continue

2) Bilan des activités de formation d’associations (AFRICA, Fédération IFAFE)

3) Difficultés liées à la vie personnelle des femmes pour suivre une formation
- Niamoye Diarra, AFIC
- Témoignage de l’association Afric’o 12

Tour de table

Nature des différentes formations dispensées par les associations présentes. Bilan de la réussite ou des échecs, atouts et manques des femmes par rapport à certaines formations. Problème de ce que font les femmes à l’issue des formations, débouchés possibles.

Deuxième temps : Les difficultés des femmes (16 H à 18 H)

1 Difficultés liées aux rapports avec les institutions (Solange Cidreira) Relations avec Pôle emploi et les organismes de formation

2 Thématiques spécifiques concernant certaines femmes
- Les femmes réfugiées ou régularisées et la formation professionnelle : Quelques observations à partir d’une permanence d’accueil (Amina Shabou - FMD -, Catherine Quentier - RAJFIRE)
- Témoignage de l’association Lesbiennes of color
- Témoignages d’ex-femmes sans papiers.

Débat : Propositions Perspectives.

Conclusions (18 H)